ÉVEILS ENCHANTÉS PASSAGES DÉROBÉS

1.52mx1.10m : 3000 Euros  
SOLEIL CITRON
Peu à peu il s'élève au-dessus de la foret et de l'océan, plus haut, plus chaud. Premières et dernières lueurs allongent le jour. Des cordons de brins vibratiles se déroulent. Serpents d'énergie. Spirales de vies. Va et vient du renouveau. Les semences cosmiques fécondent la terre. C'est la fête du printemps lunaire, des oiseaux, des papillons et des grillons somnolents. La force motrice du vivant s'enroule à celle de l'évolution. Recompositions. Nouvelles combinaisons. Les cellules cryptées mutent. Les codes illisibles s'animent. L'harmonie des flux est rétablie. L'être et la conscience agissent en syntonie. La matière est pensée, le corps régénéré.

1.52mx1.10m : 3000 Euros 
LE TOTEM DE PAN 
Au seuil du cycle des jours grandissant où progresse l'astre dans l'éther onctueusement, un chaud zéphyr y frémit sur les nuées affolées, la dune éblouie s'est fleurie de magie. Des senteurs flottent sur le sable tiédissant estampillé d'empreintes de pas, colorié d'éclats de voix froissées. Au bord du monde la houle s'apaise un instant. Mousse salée, lumière fragmentée. A la lisière d'un secret, d'une promesse de vagues cachées, se dresse scintillant face à l'océan le totem de Pan. Effigie ludique, en bois échoués et branchages flottés, édifiée telle une idole antique, comme une balise delphique, à l'attention des nageurs glisseurs, ces coureurs d'écume vibrants d'ardeur et de douceur. 

ÉVEILS ENCHANTÉS PASSAGES DÉROBÉS



1.52m x 1.10m : 3000 Euros
SOUPIR TROPICAL
Cheminant en bordure de l'univers, d'une ligne imaginaire, je ne l'ai pas vue se défaire, inopinément, sans un murmure. L'air tremble, l'illusion s'efface. De l'invisible émerge une vision versatile. L'essence fluctue, les sens se diffractent. Sans sombrer la conscience s'évade, évanescente. Vive flèche, étoile filante, radieuse, lumineuse. Puis tout s'achève. En suspend j'observe souriant le vide sidéral s'épanouir de fleurs d'opale. Je m'y laisse envahir d'odeurs, de touffeur, d'une douceur subtile. Un regard en arrière. J'entraperçois une issue éphémère. Fugacement elle se referme.
Le passé a trépassé. Le futur s'est approché sans ouï dire pour me téléporter au pays des lapins blancs, des instants fulgurants, là où les fruits sont des poèmes, les êtres faits de chair et de lumière. Au détour d'une perspective bariolée de mirages griffonnés, de réalités clandestines, à la périphérie du territoire sensible des rêveries évanouies j'accoste au rivage des badinages de l'esprit, des agapes de la vie. A l'orée des savanes et des dunes littorales, une paillote solitaire, bienheureuse dans l'horizon caniculaire, y exhale un soupir tropical, scintillante d'une fièvre songeuse. Sous la torpeur hiératique des iles d'outre-terre inondées de lumière, deux arbres hermétiques dansent euphoriques, balayant les cieux hasardeux, barattant l'océan tumultueux. La terre s'anime de rythmes telluriques en écho aux paroles végétales enrobées de mots précieux et liquoreux, un rêve d'ombre parcourt la biosphère. Autour des buissons capiteux, succession de guirlandes florales métissées de sourires, de frissons épicés, de bouffées de délires aux vibrations débonnaires, résonnent des chansons légères.



1.50m x 1.05m : 3000 Euros
JOYAUX
Au centre d'un vortex, les yeux ouverts se lèvent vers le dédale ignoré du ciel caché, aligné à mille milliards de galaxies. Abondance. Rayonnement de l'amour. L'âme s'ouvre à l'infinité, à la radiance, à la conscience de la Vie... Vibrations... Résonances. Syntonie des joyaux cosmiques, des corps énergétiques.



1.14m x 0.80m : 2000 Euros
OPULENCE
L'abondance jaillit de la Vie. Sous mes pas nait l'exubérance foisonnante, mille fragrances de Conscience. Ondes bondissantes, rayons de clairvoyance, de profonde luminance. La profusion s'enchevêtre à l'horizon du verbe Être ! Récalcitrante à toute intellection. Au sein de l'opulence du sanctuaire des sens flottent dans l'air : bénédictions pensées prières, orientées vers l'infinie prospérité : l'incessante évolution d'une existence enchantée !




1.14m x 0.80m : 2000 Euros
PRAIA SERINIDADE
Dans la vastitude consciente, très haut, la vie palpite innocente. Dans le secret d'au-delà le bel horizon et de toute perception gite un palais d'or, stūpa, athanor, vaisseau, nid de mystères... Posé entre ciel et mer. Tout baigné de lumière. A ses pieds paresse en douceur une plage sereine, cachette langoureuse, anse de touffeur .



 1.50m x 1.14m : 3000 Euros
SUR LA VIE
A água é imensa. É a massa océana ... Aux longues cordes énergétiques tendues détendues, ordonnées, chaotiques. Caresses qui malaxent le corps de chair. Il flotte et virevolte dans sa nasse de lumière, ondoyant, rayonnant, glissant avec amour sur la Vie au cœur de l'énorme sablière qui s'égraine dans l'écume joyeuse. Et là-bas, au large, à travers la houle un appel vibre ! C'est l'esprit du guide, du dauphin.

Entre Terre et Océan



ÉMOTIONS LUMINEUSES 
Despuès la playa  ! Todos a la fiesta ! C'est l'éternel été des émotions lumineuses, des sentiments valeureux. Tendus de joie les dauphins glissent dans les bras de leurs amis. L'éclat de la polychromie des atomes crochus s'entrelace aux sourires des complices solidaires, des riders de l'infini.




SHORE BREAK
Dans le shore break, enroulé lessivé sablé, avec le goût de choux du spot de L'Espécier... Tiré attiré aspiré par le ressac : première frayeur ! Courage et puissance jaillissent, l'esprit du guide invisible m'accompagne. Baptême océanique : entrée dans la légende.




ÉTOILE DE VIE
Au zénith de l'hiver, au tournant du voyage solaire a surgi l'étoile de vie, de rubis et d'émeraude, de sang et de chlorophylle. Elle pulse comme un amer sur les dune nocturnes juste avant l'aube d'une rencontre et d'un rêve fait chair.
 

Entre Terre et Océan






L'AUBE DES TEMPS
L'or gracile s'éparpille et scintille dans mes pupilles depuis l'aube des temps, celle là même qui renait chaque jour sous la nuée claire obscure des cieux impalpables et secrets, ces lieux frissonnant parcourus de messages. Apparences et phénomènes sont des blocs de matière aux résonances subtiles, capteurs émetteurs d'idées traversant l'Univers...




 
MAGMA DE LA VIE
L'été paresseux s'est entrouvert sur le paradis rempli d'amis. Dans les vallons sablonneux la foret murmure, et sous mes pas coule le magma de la vie. La voie est en moi, la vague est avec moi.







L'ABONDANCE VIBRE ET RÉSONNE
L'abondance vibre et résonne s'agrège se désagrège se réagrège dans un chant dévotionnel qui s'élève tout le long d'une spirale de pensées et de rêves créateurs. L'obscurité est déchirée, la sombritude se découvre, une bourrasque d'amour, une nuée de particules cosmiques embrasent l'invisible.







L'AMOUR EN FLAMMES DE PAIX
L'amour en flammes de paix illumine les pinceaux et la palette. La vibration incessante et profonde des ondes de la Vie et de l'Univers résonne à travers l'immensité du microcosmos et de ses fluctuations. La puissance créatrice cachée tapie sous des paillassons de feuilles illisibles, sous le vide du savoir et de la connaissance embrasse les innocents éveillés de la dernière pluie, et brule tous leurs mensonges ignorés.



Entre Terre et Océan







ÉCLOSION DE JOIE
Le buisson ardent, émetteur récepteur flottant, oscille parmi des auras dynamiques. Les flux incessants de la Vie tourbillonnent au milieu des éclosions de joie des fleurs de shakras.





UN VASTE MUGISSEMENT
Propulsé dans la tempête d'une régénération tourbillonnante, alors qu'un long roulement dans les cieux bat la mesure d'une symphonie glorieuse, l'arbre séculaire, échevelé, transfiguré, laisse éclore un lent papillonnement sensuel, un frémissement végétal polychrome. C'est un vaste mugissement, saisit par la transe agitant la vie, la foret et l'océan, qui jaillit de l'étreinte de ces jeunes hommes s'élevant sur de longues vagues, ces cavaliers du firmament aux harmonies d'arc en ciel. C'est un immense rugissement qui répond aux chants lointains des dauphins amoureux.


 AU CŒUR DES BULBES ENDORMIS
Du solstice a jailli la lumière nouvelle onctueuse et légère ruisselante de promesses tels ces rêves sourds frémissants au cœur des bulbes endormis... L'or et l'azur jouent comme deux amants dans l'émeraude de la forêt éternelle. Des vagues parfois fraiches parfois tièdes aux senteurs d'humus et de résine parcourent la lande jusqu'à l'océan, emportant des sentiments bourgeonnants dans les coulisses de l'été vers lequel glisse le temps en pente douce, longues nuées de fragrances annonçant les prémisses d'amours, d'étreintes et de murmures, vibrants au rythme des cymbales cigalines.


TOUT TREMBLE
Tout tremble... Le pulsar d'un cœur émet à tout va ! Une rumeur circule entre terre et ciel. 
La lumière virevolte, il n'y a plus d'ombre, le présent est éternel.


Rencontres avec le Vivant



Tout s'entremêle, 
Les passions sourdes 
Et les souvenirs oubliés. 
La révolution viscérale purifie le cœur.





Au fond d'une vie 
Palpite l'éternité d'un amour caché. 
Dans l'entrebâillement du silence d'un rêve 
Brille le désir en devenir. 
Les fleurs du cœur éclosent 
Après les larmes brumeuses et douces 
D'une plaie qui cicatrise.






Jaillissant comme un éclair 
Dans un regard perdu 
Le germe de la vie se dresse 
Éparpillant ses graines... 
Au même instant, subitement, 
La flamme du désir se propage, 
Le vent purificateur se lève 
Et les cieux laissent entrevoir 
La structure de l'univers...





Lumière cachée 
Qui luit derrière l'opacité 
En demi-teinte de l'air nocturne 
Où se profile sous le voile du temps 
Un visage, une beauté mâle et sensuelle, 
Une promesse infinie de tendresse.



Rencontres avec le Vivant






Tendresse embrassée aux baisers de jeunesse, 
Caresses chauffées à blanc, 
Souffle et fraîcheur enlacés dans l'amour vétiver, 
Parfum rieur secoué d'ardeur.




C'est dans l'indigo pourpre de la nuit, 
Sur ce tapis de prière 
Écrin de nos murmures, 
Baigné d'une lumière venue de l'intérieur, 
Sur ce tapis de chair, 
De sable chaud, 
Et de douceur 
Que nos caresses glissent 
Au rythme du flux et du reflux de la mer...





Langue brûlante, 
Glotte haletante, 
Grotte du plaisir, 
Nid du désir.




Du dessus au dessous, 
Du dedans au dehors, 
La montagne métamorphe 
Parcourue de tendresse tremble. 
Son cœur limpide frémit, 
Mille vaguelettes roucoulent 
Bruissantes de rêves et désirs.



Rencontres avec le Vivant






Danse, danse , danse. 
Le corps glorieux ondule. 
L'onde résonne quand gronde le tonnerre. 
De légères traces sucrées traînent
Telles des ombres claires 
Au goût de passion et de prune. 
Quand l'été s'étrécit 
Comme la fente d'un œil amoureux, 
Les sens s'agitent, 
Capteurs en alertes 
Au moindre tremblement 
Quand une bouche carmin 
Se fait humide et souriante...





Des fenêtres s'ouvrent, 
Un souffle s'engouffre, 
Tout tremble. 
La terre est parcourue de vibrations aléatoires, 
Un vortex traverse l'univers.





Le vent arrache des lambeaux de sourires 
Aux branches des arbres millénaires 
Où le soleil caresse les insectes butineurs.



Rencontres avec le Vivant






Labours et fenaisons oubliés 
S’entrecroisent aux marges du terroir. 
Des jardins de fleurs et de choux 
Bordent le ciel d’une lisière de gaieté 
Traversé de l’illumination estivale 
Qui perdure dans le regard des écoliers.



Entrelacés, les corps invisibles des amants 
Rayonnent d'une intensité de forces s'interpénétrant, 
De la matière corpusculaires de leur amour. 
Auras entremêlées 
Propulsant leurs dialogues secrets 
Dans l'infinitude cosmique...


Rencontres avec le Vivant






Une enveloppe frémissante et organique 
Couche à couche se développe 
Dans un bruissement 
Sans fond…




Le ballet continuel du monde 
S’enroule à l’axe invisible 
D’une énergie sans froideur, ni chaleur 
Autour d’une perpétuelle modulation, 
D’un souffle sans apnée, 
Au rythme d’une harmonie sans flux, ni reflux.





Que sait-on des recombinaisons atomiques, 
Des affinités électives corpusculaires, 
Des transmutations de la matière ?





Au cœur du tourbillon et des couleurs de la foret fauve, 
Aux instants d'apaisement de la révolution des saisons, 
A l'orée d'un cycle nouveau, 
Eau, air, feu et terre s'entrelacent...

Rencontres avec le Vivant






La grande vague
Explose comme une grenade !
Le présent efface le passé…
En un instant de vie,
Transcendance du réel,
Jaillit à la fois
La juste pensée
Et le bon agissement
Aux mille possibles infinis…







Ils ne seront jamais déchiffrés
Ces schémas énigmatiques
Sous les lignes érodées
D’inqualifiables mégalithes
Chavirant sur un herbage chaotique.
Personne n’y verra la bataille
Des spectres flottant
Entre les nuages ardents
Pesant mille tonnes de corail
Au loin de cet horizon absent.







La fraîcheur de la lumière
Aux marches de l’aphélie
Irrigue mes iris
Du scintillement d’une lueur
Diffuse dans l’éther.
Aux balancements des feuilles
Dans les sourires du vent
Répond la vibration d’un avion
Qui se froisse
Sur une abscisse
D’un plan de stratosphère.





Saveur poivron paprika.
Mielleuses odeurs d’accacias.
Mystérieuses rêveries du lilas.
Onctueuses glycines.
Torrides promesses
Irradiantes et luminescentes.
Saison d’allégresse,
De renaissance
Imprégnée de la langueur du seringa
Et des pudiques effluves du gardénia.
Le vent s’ennivre
L’océan chavire
Ils brassent à la pelle
Mille fragrances célestes
Pleines d’imaginaire.

Rencontres avec le Vivant







Dans la mort du sommeil
Je disparais au fond dans l’univers
Pour renaître avec les merles
Dans les ramures illuminées de l’aube
Bourgeonnant, régénéré.







Dans le tourbillon du vivant
Toutes les couleurs du monde
Jaillissent encore ténébreuses
Quand la nuit appelle l’aurore.






Des veines de terre et d’eau
Charrieuses de sels nourriciers
Percent des éclosions spontanées.
Aux palpitations du magma nouveau
L’équinoxe s’agite et trépide,
Nuées et bourrasques caracolent.







Si tu te coules dans l’espace temps
Enchevêtré de tes pensées
Tu plonges à travers les vastitudes imprécises
Et les galaxies inconnues de la vie.



Rencontres avec le Vivant







Découpées, décalées
Tranches fines
Et lamelles colorées
C’est un petit monde caché
Sous la rumeur incessante
De l’humanité trépidante,
Derrière le bruit de fond
De l’univers.
Là, juste derrière toi !







Jaillissant d’univers distincts
De dimensions dissemblables
Par le trou d’une fissure quantique
Des fragments mélodiques
Rebondissent…
Échos !
Parmi les pièces détachées
D’un patchwork corpusculaire.







Nuage de papier,
Dragon
Effigie de transmutation,
Saut
Flottement
Survol de l’incandescense
Et des cascades irradiantes
Parmi les mirages de l’inconscient.








Vieilles souches et jeunes pousses
Vibrent dans l’air,
Une brume d’amour
Parfume la fraîcheur matinale.



Rencontres avec le Vivant







Dans les profondeurs fiévreuses
Des mondes chthoniens
Où se brassent les ferments vitaux,
La lumière vibrante
Des fusions cristallines
Parcourt des chemins confus
Vers d’improbables issues
Sur l’insaisissable monde
Des pâleurs de l’air.







Des fragments de lumière
Vibrante et ondulante,
Frôlent et traversent
Des configurations microcosmiques
Vacillantes et mobiles,
Mutantes et volubiles.







Dans un cosmos indéfini
Bouillon d’étoiles en gestation
Une flottille de vies passe
Par ces chemins de traverse :
Les trous noirs ondoyants
À l’intersection d’autres univers.








Constructions en déconstruction
Les tourbillons s’enclenchent
Dans des entrechocs
Aux résonances enchevêtrées.

Rencontres avec le Vivant







Ombre fuyante
Percée de clignotements,
De particules internes de lumière,
La nuit se dissout
Entre les interstices où s’étalent
Les bruissements du solstice.







Quand les clartés de Deepavali
Traversent la nuit de l’Inde ,
Mille forces s’étirent
Dans l’errance
Et s’enflamment
Au fond des replis insondables
Des consciences égarées.







Soieries, parfums, joyaux,
Offrandes, dévotions
Au soleil renaissant,
À sa douce lumière.
Caresse hivernale
Pour les sens
Et la conscience.









Suspendu sur un bouillon parfumé
Se balançant dans une atmosphère
Aux effluves sucrées,
Comme un sourire espiègle et gourmand
Côtoyant pains d’épices
Et confiseries fruitées,
Une pensée en ballade
Lâche prise,
Toute ébouriffée de joie…



Rencontres avec le Vivant






Comme un mariage,
Un séisme unie les éléments.
Toutes les énergies débordent
Les esprits engourdis jaillissent
En une colossale polyphonie
Aux accents d’hourvari
Où tout vibre et fusionne.






Entre l’ombre fourmillant
De braises
Et la clarté impalpable
D’un lointain secret,
La vie danse, danse, danse,
Éternellement insouciante
Dans la traversée
Des révolutions
Et pérégrinations
Des lustres célestes.






Comme dans un collage
Carambolage,

De papiers découpés
Froissés,

Des énergies croissent
Et se croisent,

Nourritures du réveil

Et de la vie,

Aux avants postes de l’aube.







Se dressant de front
L’embrasement lointain
Du retour solaire
Annonce derrière les jours gris
L’éclat joyeux des fleurs
Et des regards brillants.

Rencontres avec le Vivant






Il y a des lieux Inconnus et secrets,
Fertiles et paisibles,

Où nulle folie

Ne vient détruire

L’imperturbable évolution

Des cycles de la vie,

Ses chants et danses
Nuptiales, natales et mortuaires,

Comme ses silences et latences.







La douceur d’un souffle
Ranime le désir de croître
De toutes les graines endormies
Parmi les pierres sèches
Parcourues d’une lente tiédeur.
Les sens s’éveillent
Et la fleur bourgeonne.








Le regard s’ouvre.
L’être perçoit
Les horizons quantiques.
Derrière l’apparence
La matière disparaît.
Dans l’univers inconstant,
Tout en simultanéité,
En interdépendance,
Parures et joyaux
De particules,
De lumières,
D’énergies,
Jaillissent en tout sens…







L’éclat vif et continuel
Des luminaires nomades
Envahi la matière oscillante
Au gré de marées vagabondes.

Rencontres avec le Vivant






La trace floconneuse détachée
Et frissonnante
D’un mirage aquatique,
S’évapore dans la lumière
Entre les couches du réel.
Lambeau inconscient, temporaire,
Comme un spectre illisible
Aux limites de l’indicible.






Au raz du sol ou d’un tronc d’arbre,
Par milliards de grouillements
Des organismes s’agitent
Dans de secrètes intelligences,
Et parcourent incessamment
Leurs immensités microcosmiques.
Dans les cieux aveuglant
Des myriades d’éléments
Entrechoquent et fragmentent
Des écheveaux de consciences,
Fabriquant de l’atmosphère,
Perpétuant le vide et l’infini…






Plus un souffle,
L’air vibre
Immobile dans un silence.
L’étonnement timide
D’une découverte
Impénétrable
Laisse présager
Une rencontre soudaine.







Sur un fragment unique
S’étale, énigmatique,
Un foisonnement complexe
Qui se poursuit
Au-delà de lui même.
Minéraux et organismes
S’agrègent
Croissent et se multiplient.

Rencontres avec le Vivant






À l’heure du silence
Résonne l’éclat stellaire
Sur toute la cambrousse aux aguets
Où frémit la brise discrète.
Au crépuscule de l’aube
Les perles de rosée scintillent
Des lointains reflets célestes
Et des ultimes lucioles égarées.






Des vagues florales
Exubérantes, tièdes et cachées,
Comme des sourires hors saisons
Sous l’obscurité des cieux orageux,
Surgissent au temps des labours
Et des derniers papillons.
Rêveries invisibles
Scintillantes promesses
De renaissances futures.






La rémanence d’un éclat stellaire
Bouscule tous les repères.
L’espace bascule
Dans l’inconnaissable latence
D’un saut ultraluminique.
L’être se désagrège
Au passage imperceptible
Entre deux univers.





À la frange
Du ciel et de la mer,
L’esprit apaisé
Dans son corps glorieux
Fusionne
Aux bruissements subtiles
Des passions mélodieuses,
Aux fragrances diluées
D’amours éparses.



Rencontres avec le Vivant






La terre s’élève
Dans une marée solaire,
La steppe bouge
Au rythme des tremblements de l’air.
Les bêtes et les hommes se cachent
Dans l’ombre du sommeil
Et des rêves chiffonnés.
Ils laissent passer
Leurs peurs arides
Sous le tumulte ourlé
Du fracas torride
Des puissances célestes.








Les amas de fleurs barbouillées
Après la bourrasque débridée
Tremblent au passage
D’un pèlerin serpentant
Furtif et indifférent
À la faveur des flux
Vibrants et disruptifs.







Sous la surface du monde
Tourmentée, liquide, imprévisible,
Au plus profond de vastes fosses
Et de longues plaines
Parcourues de courants
Tièdes et nourriciers,
Des pensées sereines
Musardent distraitement
Parmi de fugaces comparses
Au gré de périples insouciants.








Sous la clarté d’une nuit
Balayée par un vent épurant,
Sur toutes les contrées
Les esprits assoupis
Passent sous l’emprise
Des relents inconscients
De souvenirs disloqués,
D’impressions dissociées.



Rencontres avec le Vivant






Sur les bords d’un fleuve
Dans une symbiose mouvante
Flore et faune sauvage,
Comme les instrumentistes ébahis
D’un orchestre tapageur,
Rythment une polyphonie
Toute de gaieté et de rire.






Sur l’onde oscillante,
Tumultueuse, déchaînée,
Le temps se brouille sans limite.
Charivari où se bousculent
Les forces surnaturelles,
Sur le chemin illisible
Des flux oniriques,
À destination d’un rivage inconnu.






Au détour d’un amas
De sables et de rochers,
À l’abri d’une fragile cuvette
Des fragments de vies combatives,
De pensées végétales illuminées,
Se hissent sous l’ardeur implacable
Des ébats torrides
Vibrants au souffle
Des vents solaires
Et des déflagrations de l’atmosphère.







Aux confins de l’espace temps,
Là où s’accolent des univers,
L’énigme de l’évolution se disperse
Et s'enchevêtre dans le mouvement incessant
Des particules et des poussières.



Rencontres avec le Vivant








Le cercle et la courbe rayonnent.
Des fractures s’ouvrent
Sous la pression d’excroissances
Et de tremblements permanents.
Des vibrations vivantes
S’entrechoquent et fusionnent
Tels les rythmes pulsants du cœur







L’intense émotion
De l’amour de vivre
Excite les particules de couleurs
Et traverse la matière
De sa lumière enchantée
Jusque dans les recoins les plus sombres.








Plus un souffle dans les feuilles des pins
La lune tendre balise mon chemin,
Les derniers embrasements crépusculaires
Nimbent les cieux déchirés de nuées noires.
Dans l’odyssée du soir
J’écoute la chouette en ballade,
Sous l’ombre, derrière les talus,
S’entend des cavalcades…
D’entre les fougères
Détalent les ethnies de la nuit.








Par delà l’issue cachée,
À la lisière de l’ordinaire,
Au seuil d’un flux incessant,
La conscience est happée
Par l’énergie de l’univers.
Dans le chamboulement des repères,
À l’obscur ravissement
D’une perte
Fait suite une découverte.

Poésie et Polychromie


Eh ! Poète non-figuratif !
Es-tu parcouru d'un frémissement émotif,
A l'approche feutrée
D'une présence onirique ?
Souris-tu en réponse au clin d’œil
D'une vision insaisissable et gracieuse,
A Polymnie
Qui souffle dans ta vie ?
Salut Paul Klee !







Dans l’odyssée immémoriale
De l’espérance et du vivant,
Un maelström puissant
Baratte dans la joie
L’harmonie méconnue
D’un monde saccagé.



Poésie et Polychromie






Une vastitude de dialogues
À travers l’immensité céleste
Ricochent de soleils en planètes,
Au-delà toute limite perceptible
Ces voix s’éparpillent
Bulles inaudibles
Fondues dans l’harmonie.






Le rire du masque tragique
N’effraie pas l’oiseau altier.
L’érosion des vents est une mécanique
Qui tisse des signes inconnus
Dans le désert blanc miroitant
Où foisonne, discrète, la vie.







Colère, tumulte et soubresauts.
L’éveillant
Se libère
De l’endormissement,
De l’enfer,
Et brise sa coquille.
À l’orée du printemps,
Dans un souffle
Il jaillit en dansant,
Étoile rayonnante.








Au gré des courants,
Des vents
Et des giboulées
Le pays est traversé
Par d’excentriques idées
Qui ruissellent et tambourinent,
Portant loin mon regard.
D’où viennent ces passeurs hautains,
Ces aéronefs lointains,
Et vers où volent mes rêves sereins ?…

Poésie et Polychromie







Dans l’oasis secret
Je me baigne l’esprit,
Et le vent pousse les nuits
Comme le soleil tire les jours
Depuis toujours.







Au lever de l’été
Éclot la douce chaleur
Où le temps s’étire débonnaire.
Sur les bruissements du vent
S’effilochent les nuages dilatés
Couleur d’hortensias et d’oubli.







Dans un delta où le doux et le salé s’entremêlent
Aux confins d’une terre
Où l’humain passe
En sauvage ami naturel,
De vastes communautés fleurissent,
Unions végétales et animales
Microcosmes de l’osmose,
Ces cultures primordiales
Sont les urnes résonnantes
Des ouragans de particules.






Au gré des courants,
Des vents
Et des giboulées
Le pays est traversé
Par d’excentriques idées
Qui ruissellent et tambourinent,
Portant loin mon regard.
D’où viennent ces passeurs hautains,
Ces aéronefs lointains,
Et vers où volent mes rêves sereins ?…



Poésie et Polychromie






Dans le courant sans fin
Où la vie jamais ne cesse
Et surgit au fil du flux,
Invisibles à l’œil nu
Ces petits brins
Et cellules qui progressent,
Bâtissent le dénouement de leur destin.







Entre les couches de la nuit
Glissent d’un état à un autre
Les signes mouvants
Des paroles du vivant.
Vibrations et pulsations
D’une traversée métamorphique.







Le crissement des crickets rêveurs
Entrecoupe l’ivresse des merles agiles
Ondulant dans l’azur opale.
Le hachis des gazons exhale,
Les marais spongieux sont vivant,
Et bruissent les panaches verdoyant
Des âcres peupliers d’Italie
Par dessus l’orientale senteur
Que dégorgent les acacias en fleur.







Dans une niche secrète
S’épanouissent des floraisons fragiles,
Voisines de l’air et de l’eau
Elles parsèment
Les parfums et vibrations
De leurs respirations symbiotiques
Et imprègnent le monde
D’appels à la fête.



Poésie et Polychromie






L’ombre vivante
Glisse fluide
Dans le tohu-bohu joyeux
D’une mouvance humide.







À l’heure de la méridienne
Seuls les cristaux des roches obscures,
Les gemmes capteurs de lumière,
Et l’argile humide des étangs,
Irradient impassibles
Frappés de l’éclat invisible
Des frémissements ionisants
Du tumulte stellaire.








Le chant du raga
Sur la plage.
L’hymne au soleil couchant
Éveille la curiosité
D’habitants des mondes enfouis.
Au temps des métamorphoses
Les vies s’animent
Et surgissent
Dans la félicité
D’une danse sacrée.








Le tourbillon centripète
Des univers expansifs
Vibre et rayonne
En toute matière.
Une vie passe
Et traverse le sas,
Sans s’émouvoir
Juste étonnée…
L’océan gronde,
Le sable crisse,
Toute trace s’évapore.
Rare qui en comprend le sens
Et reçoit tout
Telle une connaissance…



Poésie et Polychromie







Sous mille milliard de soleils
Au bord d’un ciel segmenté,
Dans l’éblouissante ivresse
D’un éveil en déroute,
L’arbre en paix écoute
La rumeur feutrée
D’un oubli, d’une trace,
Qui s’écoule par-delà l’espace
Et le temps délité.








Traversés par les vibrations
Bouillonnantes de l’été
L’émotion effarée,
Et les affects engourdis
S’entremêlent irradiées
De pulsations sidérales.








L’exubérance de la félicité
Résonne à tous les niveaux.
Le territoire de l’amour
Fleurit dans la plus totale liberté.








Par delà la ténèbre
Luit le bourgeon vivant.
Dévalant l’immensité de l’histoire,
Le grand courant polymorphe des origines
Célèbre la renaissance imminente
D’une vénérable vie.



Poésie et Polychromie







Parsemée de pétales,
Flocons de fleurs persanes,
Une ronde capricieuse,
Un tourbillon qui tourneboule,
Et la vie s’enroule
À la danse désaxée
De figures éphémères du sacré.
L’ombre s’efface…
Un totem campe
À l’orée d’une singularité…
S’ouvre l’espace,
Nacré,
Sans bruit.







L’exubérance olfactive du printemps
Fragmentée par sa palette fragile
Explose en tout sens,
Harmonie disruptive
Du magistral désir de vie,
Elle colonise les espaces disgracieux
De la cité démembrée
Saisie d’une irrésistible exaltation.







Comme entre veille et sommeil,
Effluves de songes…
À l’orée d’un univers,
Aux marches d’une cité festive,
Fusent des traces d’astronefs
Et des nuées cernant leur planète.
Ballet insouciant
Traversant l’atmosphère.








La grande lumière a traversé le pays sens dessus dessous,
Les signes rupestres oubliés se sont mis à vibrer,
Partout le rythme des mélopées a swingué !
Résonances aux reflux lointain de l’univers
À l’appel des forges telluriques.
Au ressac répond
La psalmodie de l’enchanteur.
Ploient et se balancent
La voix et les bambous dans le vent.



Poésie et Polychromie






Dans un coin du monde du silence traversé de lumière
Les seules murmures de la vie viennent des effluves subtiles
D’entre le chaud et le froid
D’entre roches et planctons…







Par delà le visible,
D’inconnus conciliabules laissent une trace émue,
Leurs rythmes troublent l’eau pure où plonge le pinceau…
Captation d’énergie, transmission silencieuse.








Valse torride d’un rêve réveillé
Composé de fragments ramassés.
Au loin, et plus loin que la mémoire,
Les vénérables oliviers argentés frémissent…
L’Espagne tremble encore dans mes yeux,
Le terroir vibre toujours comme un cœur,
Car là-bas, la vie coule en méandres.
En plein midi,
Cheminant dans les bruissements du Vivant,
J’hume les âcres parfums des herbes luisantes.
Des chants joyeux, rudes et feutrés glissent
Je ne sais où dans la campagne…








Irrigué par un flux continu
D’inconscience volubile,
Entrelaçant sa plénitude sereine
L’univers du passager est soudainement
Traversé d’explosions joyeuses
Et d’éclosions parfumées.
Les déflagrations magnétiques
Des pulsions humaines
Se disloquent comme de vieux étendards
Sous les coups d’un orage.



Poésie et Polychromie










Remontant de l’oubli
Un vieux fossile de la barbarie
Surgit dans l’allégresse
D’une aube légère.






Il y a des chemins oubliés,
Des sillons traversant des terroirs.
Antiques voies de communications
Dessinées par d’impalpable souvenirs
De chamans disparus,
Abandonnés aux nuées et aux brumes
Comme des traînes qui les parcourent
Parmi d’étranges cerf-volants,
Tels des étendards explosifs.
Points de passage et d’accès
Ces chemins oubliés
Conduisent à d’ineffables singularités.








Un courant de fraîcheur
Caresse des fragments d’idées
Dans l’attente d’un improbable musard.
Elles s’éparpillent sur la berge
Dans leurs rêves irradiés…
Et se désagrègent.






Dans le tohu-bohu
D’un monde mécanique
À la nature modifiée,
L’habileté de la Vie
Se prolonge, cyclique,
D’apparition en disparition,
Sous-jacentes et cachées…



Danse de l'Esprit



















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